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Si vous avez passé la journée à planer

Cessez-le-feu : l'Iran prévient qu'il ne participera pas aux négociations avec les US (prévues demain au Pakistan) si les combats ne s'arrêtent pas "sur tous les fronts" (= y compris au Liban), Reuters confirme que le détroit d'Ormuz reste fermé

Travail le 1er mai : les députés macronistes et LR votent une motion de rejet de la proposition de loi qu'ils ont eux-mêmes déposée afin de contourner l'opposition de la gauche (le texte passe donc directement en commission mixte paritaire plus favorable à son adoption)

Crise énergétique : le FT révèle que les aéroports européens anticipent des "pénuries généralisées" de kérosène si le détroit d'Ormuz ne rouvre pas dans "les 3 prochaines semaines"

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La rupture

Ce n’est qu’un sondage mais ce qu’il indique sur le bouleversement géopolitique en cours est assez dingue : dans 6 pays majeurs de l’UE (France, Allemagne, Italie, Espagne, Pologne et Belgique), seules 12% des personnes estiment que les US sont encore un "allié proche" … soit 3x moins que la proportion de ceux pour qui les US sont "une menace" (36%). Faut dire qu’entre les tarifs douaniers, la volonté de sortir de l’OTAN et le dénigrement/sabotage permanent de l’UE, Trump n’a pas chômé.

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Ce qu’il ne fallait pas louper cette semaine (dans la matinale de Radio Classique)

... c'était l'interview passionnante ce mercredi de l'historien et économiste Philippe Chamlin. 10 minutes pour tout comprendre à la crise du détroit d'Ormuz avec des références que l'on adore -- aaaargh Blake & Mortimer et Le secret de l'espadon -- et un rappel bienvenu de précédents historiques : Churchill qui essaya, en vain, d'attaquer le détroit des Dardanelles, ou le péage maritime imposé par le Danemark pendant 2 siècles aux navires souhaitant rejoindre la Baltique. 10 minutes délicieusement informées

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En avril, on lit

Ce mois-ci, aventures aux frontières du réel où réalité et fiction s’entremêlent.

Orateur funéraire, célibataire endurci et passionné de puzzles, Franz Escher attend chez lui l’intervention d’un électricien. Il se lance dans la lecture d’un livre sur un mafieux dénommé Elio Russo et découvre avec stupeur que lors de sa dernière nuit en cellule, le malfrat lit un livre racontant l’histoire d’un orateur funéraire guettant l’arrivée de son électricien. Court-Circuit de Wolf Haas est le roman le plus barré de l’année et un hommage savoureux à l’Oulipo, de George Perec et Italo Calvino.

En 2016, le journaliste et romancier, grand explorateur des mondes virtuels, Loïc Hecht, tombe, dans un article du prestigieux New Yorker, sur une phrase qui va le hanter pendant des années. Deux milliardaires de la Silicon Valley auraient secrètement embauché une équipe de scientifiques pour prouver que nous vivons dans une simulation informatique. Sommes-nous comme le pressentaient Philip K. Dick et les sœurs Wachowski, piégés dans un immense jeu vidéo sans avoir conscience de notre état ? La Simulation est une enquête sidérante qui va vous faire douter de votre propre réalité (sortie : 16/04).

Imaginer un peu que vous fassiez le chemin jusqu’à New York pour emménager avec votre compagnon et qu’au moment d’atterrir, vous appreniez qu’il a changé d’avis et que votre histoire s’arrête ici. Plutôt que de rentrer à Londres, Olivia Laing décide de se confronter à sa solitude en arpentant la ville tentaculaire. Et au détour de son errance surgissent les fantômes de grands artistes hantés par ce motif : Edward Hopper, Andy Warhol mais aussi les moins connus Henry Darger, et David Wojnarowicz. Lonely City est un voyage halluciné à travers l’histoire de l’art où la solitude devient une force créatrice (sortie : 30/04)

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La bande son du week-end : Arlo Parks - Ambiguous Desire

Après sa découverte à 20 ans et son acclamation mondiale comme "la poétesse dylanienne, porte-parole de la génération Covid" (TTSO du 5 février 2021), l’artiste nigériano-tchado-française revient. En dansant. Oui mais voilà, en dansant comme on danse en 2026, sur un dancefloor et sous des lumières qui, eux aussi portent les traces de l’angoisse des temps. Plus sombres, presque étouffés, mais pas moins beaux. Ce week-end, dans notre cuisine, nous danserons avec l’époque.

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