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Si vous avez passé la journée sur Word

Moyen-Orient : Trump annonce un cessez-le-feu de 10 jours entre le Liban et Israël à partir de 23h, l'AFP rapporte qu'au moins 2 pétroliers se dirigeant vers l'Iran ont réussi à franchir le blocus

Antisémitisme : pour contourner l'opposition de la gauche, les députés macronistes retirent la proposition de loi Yadan (elle sera réintroduite sous forme de projet de loi fin juin avec un examen qui commencera au Sénat)

Automobile : Stellantis annonce la fin de la production automobile sur son site de Poissy (NDLR : c'était la dernière usine automobile située en Ile-de-France et avait compté jusqu'à 27 000 ouvriers dans les années 70). Voir sujet suivant

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Un "crash programmé"

Avant même la fermeture de Poissy, un rapport du Sénat alertait fin 2025 sur le risque de "disparition" de l’industrie automobile française. Impossible ? Jugez plutôt : depuis le pic de 2003, le nombre de véhicules produits en France a été divisé par 3 et aujourd’hui, à peine 1 voiture sur 6 vendue en France y a été assemblée. Conséquence : depuis 2010, le nombre de jobs dans l’automobile a diminué de 30% (= 139 000 temps pleins détruits) là où l'emploi est resté stable dans le reste de l’industrie (-1%)

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Ça n’a pas pris

On le sait tous, parfois les dîners, ça ne marche pas… on a beau avoir bossé le casting et le menu, la conversation reste plate, l’ambiance ne décolle jamais. C’est apparemment ce qui s’est passé chez Drouant le 7 avril où Marine Le Pen dînait avec le gratin du patronat français (Bernard Arnault, Patrick Pouyanné/Total, Jean-Dominique Senard/Renault, Paul Hermelin/Capgemini …) : selon L’Opinion, les patrons sont ressortis "atterrés" par l’exposé du programme éco du RN que leur a fait MLP.

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Un mot de Gaspard Koenig

Suite au limogeage d’Olivier Nora -- patron de Grasset -- et à ses conséquences, nous publions ci-dessous un message que notre ami Gaspard nous a envoyé cet après-midi.  

"J’ai fait mes premières armes chez Grasset. J’y ai publié pendant plus de dix ans, d’Octave avait vingt ans (2004) à Kidnapping (2016).

Le limogeage d’Olivier Nora et son remplacement brutal par un sbire de l’actionnaire n’est pas seulement une reprise en main politique. C’est un acte barbare qui vient saccager un temple des lettres. On y voyait défiler, à table ou en rêve, dans les cahiers rouges ou sous la couverture jaune, les plus grands noms de la littérature du XXe siècle, de Zola (édité par Fasquelle) à Virginie Despentes en passant par Paul Morand ou Roger Vailland. Gabriel Garcia Marquez y devenait "Gaby" et Umberto Eco chantait des mélopées italiennes. Les auteurs écrivent des histoires et ils deviennent aussi des histoires, des potins et des poèmes. Grasset entrelaçait les vies et les œuvres dans une même exigence de style, qui offrait un refuge hors de la platitude.

J’ai donc signé sans état d’âme la lettre de départ totalement inédite de 150 de mes camarades. Ceci n’est pas une rébellion germano-pratine (je vous rassure, à Saint-Germain-des-Prés, on ne trouve plus que des touristes et des banquiers). C’est un sursaut de civilisation dans un monde étouffé par les managers, les robots et les populistes".

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En collaboration commerciale avec Malakoff Humanis

Epargne salariale : on vous doit une explication

L’étude que vient de publier Malakoff Humanis est formelle : 66% des salariés jugent les PEE (Plan d’Epargne Entreprise) intéressants. Second placement préféré après l'assurance vie : c'est un plébiscite. Pour autant, seuls 26% des salariés déclarent bien connaître ce placement financier, à la croisée de l'épargne et de la rémunération indirecte. La raison de ce paradoxe ? Un déficit d'information. 61% des salariés se jugent encore peu ou mal informés à ce sujet et sont en attente de clarté et de lisibilité. Malakoff Humanis, spécialiste des solutions d'épargne salariale et retraite veut que ça change.

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Lire au lit (chez Grasset)

"Elle le vit pousser un léger soupir involontaire, qui en passant entre ses lèvres entrouvertes conférait à son visage une splendeur inhabituelle. Désormais il ne tenait qu'à elle qu'Octave fût magnifique, machinalement magnifique, sans apprêt ni affectation. Camille faisait à la beauté l'offrande de la jouissance. Elle se redressa et, sans lâcher le sexe qui maintenant lui appartenait, regarda Octave dans ses yeux crânes qui n'étaient plus arrogants, mais un peu gênés, et lumineux comme ceux d'un enfant. Puis elle pencha sa tête vers le sexe de cet homme"

Gaspard Koenig - Octave avait vingt ans (2004)

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