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Si vous avez passé la journée à rendre hommageDisparition : mort de l'adjudant-chef Arnaud Frion en Irak (1er décès d'un soldat français depuis le début du conflit au Moyen-Orient), son chef de corps salue ce que "l'armée de terre, les chasseurs alpins, produisent de mieux en termes de soldat" Détroit d'Ormuz : Pete Hegseth (min. Guerre US) affirme que la zone est "ouverte" et qu'il n'y a pas "de raison de s'inquiéter", les pays européens (dont France et Italie) ouvrent des discussions avec Téhéran pour garantir un passage sûr des navires Municipales : Odoxa anticipe "un bon cru en termes de participation" avec 68% de votants attendus ce qui serait "un record en 25 ans" (participation moyenne depuis 2001 : 60%) |
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"Rien ne nous détournera de l’Ukraine"C’est ce que déclare Macron cet après-midi après avoir reçu Zelenksy. "Nous" peut-être, mais les US ? Selon le Financial Times, l’armée américaine a lancé sur l’Iran l’équivalent de "plusieurs années" de production de "munitions critiques" et aura du mal à "reconstituer ses stocks" rapidement. Problème : ça concerne surtout les missiles Tomahawk (que l’Ukraine réclame pour frapper la Russie en profondeur) ou les batteries Patriot (dont Kiev manque pour se protéger des bombardements russes). |
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Ce qu’il ne fallait pas rater cette semaine (chez David Abiker)Mardi, dans la matinale de Radio Classique, David Abiker recevait Fabrice Luchini pour parler de Victor Hugo et de la paternité. Et ce fut extraordinaire au moins à deux reprises : lorsqu’au début de l’interview, une question de David laisse l’acteur sans voix (oui, oui, Luchini sans voix !) et à -- la toute fin (12:26) -- lorsque Luchini récite Demain dès l’aube… Ah oui ce rendez-vous-là, on s’en serait voulu de le rater (pour l’écouter c’est ici) |
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En mars, on litPréparez votre baluchon, on prend le large. Et les écrivains aussi sont du voyage. Dans Le Rêve inachevé de Jack Kerouac, Pierre Adrian s’élance sur les traces de la figure mythique de la Beat Generation. Mais ne vous attendez pas à un remake de Sur la Route, une traversée hallucinée, de part en part des Etats-Unis. Accompagné du photographe Yann Stofer, il nous offre la reconstitution gonzo d’un trip moins connu, une virée éthylique de Paris jusqu’à la rade de Brest que l’écrivain a entrepris en 1965 pour renouer avec ses racines. À consommer sans modération. Poète, performer, peintre, Brion Gysin est de ces figures mystérieuses qui ont traversé le XXème siècle dans l’ombre, à la fois éminence grise de la Beat Generation, proche des Rolling Stones et pionnier des recherches psychédéliques. Dans Voyage à Alamût (qui paraît le 20 mars) on suit sa quête existentielle à travers l’Iran réalisée en 1973 pour retrouver la forteresse mythique des Assassins, société secrète fondée en 1090 (et rendue célèbre plus récemment par le jeu vidéo Assassin’s Creed). Délire mystique gonflé d’orientalisme, recherche du trip ultime, réflexion sur le pouvoir et la transgression : son livre est le plus pur manifeste des obsessions qui traversaient la contre-culture de l’époque. En 1974, Philippe Sollers et ses amis de la revue Tel Quel, la psychanalyste et écrivaine Julia Kristeva, le poète Marcelin Pleynet, le sémiologue Roland Barthes et l’éditeur François Wahl visitent la Chine de Mao et en reviennent enchantés, bercés par le rêve d’un monde cédant aux sirènes du communisme. Dans Voyage tranquille au pays des horreurs, Jean Berthier fait de cet aveuglement risible, le sujet d’une satire grinçante, comme une piqûre de rappel qu’il faut toujours se méfier des emballements intellectuels. |
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La bande son du week-end : James Blake - Trying TimesFace à la dureté des temps, chacun a ses mécanismes de défense. 75% d’entre vous nous ont récemment déclaré que le sexe agissait chez eux comme un anxiolytique (1 900 répondants). A eux, comme à tous nos abonné/es, nous aimerions également suggérer le "Trying Times" (= Temps difficiles) de James Blake sorti aujourd’hui. Un album d’une finesse propre, elle aussi, à réparer… et d’une sensualité qui invite à en cumuler l’écoute avec l’usage de l’anxiolytique puissant mentionné plus haut.
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Le Film du Dimanche Soir : Mulholland Drive - David Lynch (2001)Bien sûr, le cocktail médicamenteux suggéré au sujet précédent est d’une force immense… mais -- soyons francs -- on ne saurait sous-estimer la puissance de la noirceur des temps. Si c’est elle qui semble l’emporter dimanche soir (éternel maillon faible de nos semaines), échappez donc à son emprise en partant rêver à Los Angeles avec Naomie Watts et Laura Harring. Le chef-d’œuvre de David Lynch ne sauvera pas le monde, mais on vous garantit qu’il vous déposera lundi matin avec la douceur -- et le mystère -- d’un baiser.
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