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Si vous avez passé la journée à l'aéroport

Ormuz : 6 pays dont la France, le UK et l'Allemagne déclarent être "prêts à contribuer" à "garantir la sécurité du passage dans le détroit" (mais sans préciser les moyens qui seraient déployés ni le calendrier visé)

Energie : le Qatar évoque des "dommages considérables" après une attaque iranienne sur le plus vaste champ gazier au monde (17% de ses capacités d'exportation de GNL sont impactées avec des dégâts qui prendront "3 à 5 ans" pour être réparés)

Addition : le Washington Post révèle que le Pentagone a demandé 200Mds$ de rallonge au Congrès US pour couvrir les dépenses liées à la guerre en Iran (= c'est 3x l'aide militaire US distribuée à l'Ukraine depuis 2022)

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"Merci"

C’est ce que, selon Pete Hegseth (Secrétaire US à la Guerre), les "alliés (européens)" des US devraient dire à Trump pour son action en Iran. Il faut dire qu'il y a de quoi : la Banque Centrale Européenne prévient aujourd'hui que l'inflation va remonter dans l'UE à +2,6% en 2026 (vs 1,9% attendu jusqu’ici) avec des prévisions de croissance diminuées d'un quart (+0,9% attendus en 2026 vs +1,2% dans les précédentes estimations). Thank you very much indeed Mr President !

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Pardon ???

Si vous voulez avoir une idée de la nervosité américaine à l’égard des prix du pétrole qui s’envolent… écoutez donc ça : Scott Bessent, le secrétaire au Trésor américain annonce aujourd’hui que les US envisagent de lever les sanctions sur le pétrole iranien stocké dans des navires déjà en mer (environ 140M de barils, soit l'équivalent de 10 à 15 jours des flux pétroliers passant par le détroit d'Ormuz) de manière à libérer les volumes bloqués et détendre les prix mondiaux.

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Et si c’était ça ?

Depuis des mois, on scrute l’économie mondiale -- et US en particulier -- à la recherche du signe annonciateur d’un éclatement de la bulle de l’Intelligence Artificielle. Et si on y était ?

Constatons d’abord que depuis 1970, toutes les fois où le prix du baril s’est envolé au-dessus de 100$, l’économie US est entrée en récession (entrainant l’économie mondiale avec elle)… mais cette fois c’est encore plus grave, car ce qui tire la modeste croissance américaine est la plus grande machine à consommer de l'électricité que l'humanité ait jamais construite : l’IA. En 2025, les data centers ont avalé plus de 400 TWh dans le monde, l'équivalent de la consommation annuelle du Pakistan. D'ici 2030, ce chiffre doit doubler.

Comme le dit pudiquement Bank of America : "une hausse durable des prix de l'énergie pourrait devenir un goulet d'étranglement pour les investissements IA"… ou comme l’écrit plus directement Reuters : "demandez aux investisseurs ce qu’ils redoutent le plus, ils vous répondront probablement, la prolongation de la crise iranienne ou l’éclatement de la bulle IA. Mais le scénario le plus terrifiant, et de plus en plus vraisemblable, c’est que la première mène à la deuxième". Le combo gagnant.

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Lire au lit

"J’embrassai ses yeux, ses lèvres, ma bouche descendit le long de sa poitrine ; elle effleura le nombril enfantin, la fourrure animale, le sexe où un cœur battait à petits coups ; son odeur, sa chaleur me saoulaient et j’ai senti que ma vie me quittait, ma vieille vie avec ses soucis, ses fatigues, ses souvenirs usés. Lewis a serré contre lui une femme toute neuve. J’ai gémi, pas seulement de plaisir : de bonheur. Le plaisir, autrefois je l’avais apprécié à son prix ; mais je ne savais pas que ça pouvait être si bouleversant de faire l’amour".

Simone de Beauvoir - Les mandarins (1954)

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