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Si vous avez passé la journée en tenue

Mouvement du 17 octobre : Matignon convoque une cellule de crise pour suivre la journée de mobilisation prévue demain (samedi). Voir article suivant

Budget : en Commission des Affaires Sociales, les députés s'opposent au gel des pensions de retraite supérieures à 1 260€ (la mesure devait générer 4Mds€ d'économies en 2027)

Etat de droit : le RN saisit le Conseil constitutionnel pour réclamer "la démission d'office" de Richard Ferrand pour non-respect du "principe d'impartialité" (le Président du Conseil Constit' a déclaré qu'il n'était pas possible de réformer la Constitution directement par référendum comme le souhaite Marine Le Pen)

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Demandez le programme

Demain, c’est donc le retour des Gilets Jaunes 2.0. A quoi faut-il s’attendre ? Selon une note du Renseignement Territorial, la mobilisation devrait être plutôt modeste : entre 80 000 et 150 000 participants dans toute la France (dont 20 à 40 000 à Paris). Mais attention, les cortèges seront "hétéroclites" et viseront "la convergence des luttes" (= "ultra-gauche, lycéens, étudiants, néo-gilets jaunes, et pro palestiniens") avec une "imagerie révolutionnaire" et "un effet d’emballement" poussé par les réseaux sociaux. 

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Ce qu’il ne fallait pas rater cette semaine (chez David Abiker)

C’était évidemment l’interview de Giuliano da Empoli (auteur du formidable Mage du Kremlin) qui sort ces jours-ci Le Fondateur (chez Gallimard), un roman au plus près du réel de ce nouveau pouvoir qu’incarnent les "Dieux" de la tech. Une conversation sur l’éviction (volontaire) du politique devant la religion informatique et ses divinités… qui donne envie de se précipiter chez le libraire, tant que réfléchir est encore permis ! (lire également la chronique qu'en fait Léonard Desbrières plus bas). 

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En octobre, on lit

"Toute ressemblance avec des personnages existants ou ayant existé serait purement fortuite et ne pourrait être que le fruit d'une pure coïncidence".

À l’instar du Mage du Kremlin, Giuliano Da Empoli choisit, dans Le Fondateur, de se placer dans le sillage d’une force obscure de l’époque. Son protagoniste est largement inspiré de Peter Thiel, fondateur de la société Palantir, un géant de la data et de l'IA, spécialisé dans le renseignement. À sa suite, on plonge dans un thriller vertigineux et une réflexion glaçante sur cette nouvelle ère politique, aux mains, non plus des États et de leurs représentants, mais des mégalos de la tech et de leurs ambitions. 

Celui que Sabyl Ghoussoub appelle familièrement Mon Imam, c’est Moussa Sader. Icône progressiste surnommée le Che Guevara Libanais, ardent défenseur de la justice sociale et du dialogue entre les communautés, sa disparition énigmatique en 1978 alimente les plus folles légendes. Sabyl Ghoussoub comble par la fiction les blancs du destin de son héros et se laisse aller, en miroir, à l’introspection pour raconter son désarroi face à la situation de son pays d’origine. 

Autre ambiance, plus terroir, du côté de Louis Michaud qui, dans Mon ami Curnonsky, un premier roman fort en gueule, choisit de questionner l’héritage du critique culinaire et romancier, élu "Prince des gastronomes" en 1927. Lassé par un travail vide de sens, essoré par son quotidien de fêtard, Hubert, 32 ans est en pleine crise existentielle. Mais un jour il découvre les écrits de Curnonsky et trouve un sens à sa vie. Dans un monde qui a sacrifié l’art de la table sur l’autel du capitalisme effréné, il sera le pourfendeur de la décadence gastronomique. Au menu : blanquette de veau et plasticage de McDo. 

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La bande son du week-end : Fontaines D.C. – Dopamine Chamber

Bien sûr, vous recommander le disque – sorti aujourd’hui – des Irlandais de Fontaines D.C. ne brille pas son originalité : tout le monde en parle et s’en extasie ! Seulement voilà, combien de fois dans une vie de fan de musique assiste-t-on à la métamorphose d’un excellent groupe en "le meilleur groupe de sa génération" (les mots sont du Guardian, peu habitué aux superlatifs). Ce week-end, nous écouterons donc le son des années 2020 : il est crépusculaire et grandiose.

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Le Film du dimanche soir : Hurlevent – Emerald Fennel (2026)

Si vous avez passé le week-end en compagnie de Fontaines D.C., il est probable que ce dimanche soir vous trouve dans un état d’exaltation avancé. Ne comptez pas sur notre recommandation pour vous calmer : le parti pris hyper-esthétisant (ou Margot Robbie) choisi par la réalisatrice de ce film ne peut occulter le fait que Les Hauts de Hurlevent est un des récits les plus cruels et les plus puissants de l’histoire de la littérature. Dimanche soir : frottez-vous au mal. C’est tellement bien.

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