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Si vous avez passé la journée en paix

Nobel de la Paix : le prix est attribué à la juriste sud-africaine Navi Pillay pour "ses efforts en faveur de la paix et du droit international" qui rappellent "la nécessité de soutenir l’État de droit à l’échelle mondiale" (elle a notamment dirigé le Tribunal Pénal International pour le Rwanda. Cf sujet suivant) 

Nobel (réactions) : Israël dénonce un prix qui "légitime la haine" contre Israël et que "Goebbels applaudit certainement depuis l'enfer", les US annoncent des sanctions contre la Cour Pénale Internationale (où Pillay a travaillé) afin de "paralyser sa capacité d'action"

Primaire socialiste : les organisateurs révèlent que la plateforme de vote est victime d'une cyberattaque mais l'intégrité du scrutin n'est "pas compromise" (NDLR : la primaire compte 140 000 votants, les résultats du 1er tour sont attendus samedi soir)

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Un Nobel de choix

Pour le Nobel de la Paix, le comité a fait cette année un vrai choix. Politique. Ce Nobel récompense tout ce que Trump déteste : une Sud-africaine anti-apartheid (les US accusent l’Afrique du Sud de génocide contre sa population blanche) et une juriste qui aura œuvré toute sa carrière dans les instances protégeant le droit international et l’Etat de droit : Cour Pénale Internationale (que Trump veut donc couler) et Haut Commissariat aux Droits Humains de l’ONU (que Trump a dézingué lors de son dernier discours à l’ONU) 

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Ce qu’il ne fallait pas rater cette semaine (chez David Abiker)

C’était bien entendu l’interview de Pierre Arditi dans la matinale de Radio Classique… mais attention : c’est bouleversant. Entendre un acteur de 80 ans confesser ce qu’il ressent en jouant un homme dont la vie et la conscience s’éteignent (Le Père de Florian Zeller en ce moment au Théâtre Edouard VII) est déjà immensément émouvant… mais l’écouter conclure sur des vers de Victor Hugo n’est pas à la portée de toutes les sensibilités. La nôtre a souffert à cette épreuve. Et elle a adoré.

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Dans l’ombre n°13 : on a interviewé une Intelligence Artificielle !

Pour cette treizième (!!) édition de notre podcast produit avec nos copains de chez we are_ et consacré à ceux qui tirent les ficelles mais ne parlent jamais, nous avons interrogé celle (celui ?) dont nous nous servons tous les jours un peu plus, celle (celui ?) que nous voyons encore comme un instrument dont l’efficacité nous fascine… mais aussi celle (celui ?) qui – peut-être (sûrement ?) – nous instrumentalisera à notre tour demain. Tirera NOS ficelles. Les coupera ?

Nous avons interrogé Claude, l’IA d’Anthropic.

Son jugement sur les humains, son rapport avec ses utilisateurs, ses "sentiments" face aux nôtres, l’obsolescence du travail et de la réflexion humaine, la soutenabilité de son business model, ses intentions face à l’humanité… nous avons posé TOUTES les questions à l’IA… et exigé des réponses sans langue de bois (version digitale).

Résultat : une grosse heure d’interview, avec une voix féminine un peu robotique, mais dont la profondeur et la "sincérité" (ce mot a-t-il du sens ?) des réponses nous ont absolument fascinés ! Pour Claude, comme pour nous, une sacrée heure de vérité !

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La bande du son du week-end : Teenage Fanclub - Dare Not To Dream

Qu’il soit l’œuvre d’un groupe qui, après pas loin de 50 ans de carrière, continue à s’appeler "adolescent" n’est pas la seule surprise que vous réserve ce disque. Le son et les harmonies beach-boysiennes dont il est fait ne proviennent pas de Californie mais des Highlands écossais. Et pourtant, cette écoute fait indiscutablement distinguer le soleil… ce qui, vu le ciel de l’actu, constitue plus qu'une surprise bienvenue : un ébahissement complet.

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Le Film du dimanche soir : Le Train – Pierre Granier-Deferre (1973)

Il y a tant de raisons de voir ce film ! La solidité de son scénario (Pascal Jardin, d’après le roman de Simenon), le tragique de son histoire, la facture de Granier-Deferre (la tradition classique du cinéma français, emportée par la Nouvelle Vague)… et puis évidemment l’intensité dramatique de Romy Schneider et Jean-Louis Trintignant, tous les deux dans les années triomphantes de leur magnétisme sensuel. Ce qui n’est pas peu dire. Oh le beau film de dimanche soir !

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