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Si vous avez passé la journée au calme17 octobre (mea culpa) : Nunez (Min. Int) reconnaît "une perte de contrôle" des forces de l'ordre, Darmanin (Min. Justice) admet que les autorités ont "failli incontestablement", Bregeon (porte-parole du gouvernement) déplore un "manque d'anticipation" Sanctions : le CAC40 chute de près de 1,5% à l'ouverture (= quasiment le double des autres marchés européens) avant de rebondir légèrement, le coût de la dette française à 10 ans dépasse à nouveau les 4,9% Ça va (re)chauffer : la coordination des Gilets Jaunes annonce un "acte II" pour le samedi 24 octobre avant une mobilisation encore plus importante le jeudi 5 novembre (= appel de l'intersyndicale à manifester dans le public/privé) |
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La réponseAprès un "désordre organisé de manière inédite" ce week-end (Lecornu), le gouvernement entend reprendre le contrôle et annonce : 1) la mise en place par les préfets de couvre-feux "partiels et très localisés" mais pas d’état d’urgence à ce stade ; 2) le renforcement des effectifs de police/gendarmerie "notamment ce week-end" (= appel aux réservistes) ; 3) le lancement d’une "opération judiciaire massive" pour retrouver les pilleurs ; 4) une réponse pénale "ferme" avec "plus de 80% de poursuites" contre les personnes qui ont été placées en garde à vue ; |
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Rupture totaleCertes, comme le dit Lecornu, la judiciarisation des pilleurs devrait "calmer les choses" mais difficile d'imaginer qu’elle suffira à effacer la colère des jeunes (= le gros des cortèges samedi) tant la fracture entre l’exécutif et la jeunesse est nette. Selon un sondage OpinionWay publié ce week-end, après 10 ans au pouvoir de Macron (= le président le plus jeune de la Ve République), entre 7 et 9 jeunes de moins de 25 ans sur 10 disent désormais qu'ils voteront pour des partis radicaux (LFI ou RN/Zemmour) en 2027. Rupture totale |
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ImpuissanceAu-delà du chaos (et des "plusieurs centaines de millions d'euros de dégâts" causés par les violences), une question se pose : quelle réponse apporter aux plus de 500 000 personnes qui ont défilé pour défendre leur pouvoir d’achat / conditions d’apprentissage, etc (ou même aux commerçants victimes des écœurants pillages). On ne peut pas dire que le Président ait été très disert (et précis) sur ce point hier soir. Et pour cause. La dernière mobilisation d'ampleur en faveur du pouvoir d’achat (= les Gilets Jaunes) date de 2018 et s’était soldée par un effort budgétaire (revalorisation de la prime d'activité, défiscalisation des heures supplémentaires, aménagements de la CSG sur les retraites et abandon de la hausse des taxes sur les carburants) estimé à 17Mds€. Mais en 2018, le déficit public était à 2,5% du PIB, la dette 98%, la croissance était à 1,7% et la France empruntait pour très peu cher. Aujourd’hui, le déficit est plus du double, la dette 20% plus élevée, la croissance attendue trois fois moindre, et le (re)financement de notre dette devient exorbitant. Que peut faire l’Etat ? |
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Comme un lundiDésormais, tous les lundis, notre dernier sujet est consacré à un truc qu’on vient de découvrir et qui nous a intéressés… et dont on se dit que ça pourrait être le cas pour vous aussi. Après le chaos du week-end, impossible de ne pas porter à votre connaissance ces 2 documentaires précieux, chacun dans son style, qui viennent de (res)sortir : d'abord, "Au nom du maintien de l'ordre" qu'Arte a eu la bonne idée de republier la semaine dernière et qui interroge -- en 2 épisodes -- l'évolution du maintien de l'ordre (en France mais aussi dans le monde) et la difficulté croissante des gouvernements à répondre à la colère populaire. |
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