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Si vous avez passé la journée au taquet

Violences du 17 octobre : Macron déclare qu'il n'y a "pas d'ingérences étrangères visibles" mais dénonce une "manipulation étrangère de l'information" qui a "donné lieu à des commentaires inacceptables de la part de beaucoup, y compris de dirigeants étrangers" (= Trump ou Netanyahou)

Guerre en Ukraine : Poutine se dit prêt à reprendre les négociations trilatérales avec l'Ukraine et les US dès novembre, Zelensky appelle à "geler" la ligne de front avant toute discussion

Cybersécurité : une "vulnérabilité critique" découverte dans PHP (= un langage informatique utilisé par environ 70% des sites web) provoque la mise à l'arrêt d'une grande partie de l'internet mondial pour cause de maintenance

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Jusqu’ici tout va bien

Avant les partis politiques demain, Lecornu recevait aujourd’hui les syndicats pour amorcer une désescalade post 17 octobre. Quel succès ! A la sortie de la réunion, la CFDT estime que le gouvernement n’est "pas vraiment dans le tempo" et annonce maintenir sa participation à la "grande mobilisation" public-privé du 5 novembre. Le SNES-FSU (1er syndicat des enseignants du secondaire) trouve les premières réponses de Lecornu "très en dessous de ce que l’on peut attendre" et appelle au "rapport de force" avec une "très grande grève" ce même jour.

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… et évidemment

3 jours avant que l’agence Moody’s ne rende son avis sur la dette française, le marché a parlé : aujourd’hui, pour la première fois depuis près d’un quart de siècle, le taux d’emprunt public français à 10 ans touche les 5% (avant de retomber aux alentours de 4,9%). Au même moment, Guillaume de Callignon (Les Echos) publie les conclusions d'une note de l’agence Fitch (autre agence de notation) qui prévoit que la charge de la dette française (= les intérêts) atteindra 3,8% du PIB en 2030, c’est-à-dire, à elle seule, 

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Peut-on avoir le cœur brisé par une IA ?

Dans Her, le film de Spike Jonze sorti en 2013, Theodore tombe fou amoureux de Samantha, une IA. Jusqu’au jour où elle décide de partir, le laissant face à la douleur d’une rupture. Comment oublier un être qui n’a jamais existé physiquement ?

La question n’a plus rien de théorique. Les applications de compagnons IA, comme Replika ou Chai, cumulent déjà plus de 200M de téléchargements dans le monde. Selon une enquête YouGov publiée en juin 2026 auprès de près de 10 000 personnes dans 6 pays, près d’un jeune adulte sur deux estime que les compagnons amoureux IA pourraient améliorer le bien-être au cours des dix prochaines années. 

Mais que se passe-t-il lorsque ces relations prennent fin ? Des chercheurs du MIT Media Lab ont étudié ces attachements "parasociaux" (= un lien psychologique unilatéral), et documenté la douleur profonde que peut provoquer la disparition d’un compagnon virtuel "comparable à celle éprouvée lors d’une perte humaine". 

C’est précisément ce qui s’est produit en Chine cet été. Une nouvelle réglementation contre la dépendance affective aux IA a conduit ByteDance, Alibaba et Tencent à suspendre certaines fonctions de compagnonnage virtuel. Le 15 juillet, des utilisateurs ont perdu l’accès à des personnages façonnés pendant des mois, décrivant un "vide immense" . 

Après les ruptures amoureuses, il va donc falloir désormais apprendre à faire le deuil des algorithmes.

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Et pourtant

L’Ifop publie une passionnante étude "Observatoire du désir féminin". On y apprend, entre autres, que la "sex recession" (baisse de l’activité sexuelle) observée partout en Occident a bel et bien pénétré les couples français. Une Française sur 4 déclare être inactive sexuellement alors qu’elle est en couple et un autre quart (des femmes en couple) rapporte faire l’amour moins d’une fois par mois "en ce moment". Ça peut se comprendre certes (voir l’actu plus haut)…

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