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Si vous avez passé la journée en Louisiane

Guerre en Ukraine : Kiev demande aux habitants du Donbass (Est du pays) d'évacuer "maintenant" par peur d'une attaque d'ampleur de la Russie, l'OTAN prévient que la guerre pourrait durer "des mois, des années"

Présidentielle 2022 : Zemmour se voit en "chef de l'opposition" en cas de défaite, RTL rapporte que les "cadres LR" refusent les invitations des TV/radios le soir du 1er tour préférant attendre "le bureau politique du parti" du lendemain

Affaire McKinsey : le Parquet National Financier ouvre une enquête préliminaire pour "blanchiment aggravé de fraude fiscale", le gouvernement promet que McKinsey "paiera ce qu'il doit payer"

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Économie circulaire

Pendant que les 27 se mettent d'accord sur les nouvelles sanctions contre la Russie, Josep Borrell (Représentant de l’UE pour les Affaires Etrangères) rappelle ce matin devant les eurodéputés le cruel paradoxe européen. Cette fois avec des chiffres : "depuis le début de la guerre, l’Europe a fourni à l'Ukraine pour 1Md€ en armes et équipements militaires. Dans le même temps, elle a donné (sic) 35Mds€ à Vladimir Poutine en factures énergétiques". 1 vs 35, il n'y a pas match

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Ctrl C + Ctrl V

Plus dimanche approche, plus la présidentielle ressemble à un copier-coller de la précédente. Dans l’Enquête électorale Ipsos (12 000 Français interrogés) publiée ce jour, on apprend que les 3 candidats en tête des sondages ont tous largement reconstitué leur électorat d’il y a 5 ans : 58% des électeurs de Mélenchon en 2017 voteront à l’identique et pour Macron et Le Pen c’est même 69%. Au plus haut depuis le début de la campagne. Et pour le 2nd tour, ce sera -- comme en 2017 -- un duel Macron/Le Pen.

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Le hasard et la responsabilité

Si, l’œil rivé sur les derniers sondages, vous croyez tout comprendre à la "méthode des quotas" et à la "marge d’erreur", prenez cinq minutes pour lire les explications limpides de Michel Lejeune, statisticien expert des sondages (complètes ici, abrégées ici). Sans prétendre les résumer, on peut en extraire deux idées.

D’abord, la "méthode" des quotas, intuitivement comprise comme une manière de construire une sorte de mini-France, est scientifiquement suspecte. "Déclarer qu’un échantillon est représentatif du simple fait qu’il répond à des quotas est une contre-vérité flagrante", assène Lejeune. Car tout échantillonnage non aléatoire introduit des biais (et les sondages Internet plus que les autres). A contrario, bien que "l’idée de sélectionner au hasard [soit] plutôt connotée négativement", rien ne remplace le pur hasard.

Ensuite, les sondeurs cèdent au groupthink. "Plus on approche de la date de l’élection, plus les résultats des différents sondeurs convergent de façon totalement improbable", car "aucun sondeur ne veut courir le risque de rester à l’écart du courant général". Seulement, parfois, comme aux régionales de 2021, ils se trompent tous ensemble – lourdement. Moralité : même si tout vous semble joué d’avance, allez voter !

Tous les mercredis, Olivier Sibony (prof de stratégie à HEC, London Business School, Oxford) nous explique un concept de management. Sans bullsh*t.

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Ben voyons

Donc aujourd’hui, tout le monde parle de ce sondage Ifop/Gleeden intitulé "Coucheriez-vous avec un électeur de Zemmour ?". Au-delà du titre, on en a surtout retenu un chiffre : 58% des Français refuseraient une "aventure sexuelle" avec quelqu’un dont les opinions politiques sont radicalement opposées aux leurs. D'accord mais encore faut-il être certain/e de ce que pense l’autre : selon une étude menée sur 600 personnes des 2 sexes publiée dans The Journal of Experimental Social Psychology,

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