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Si vous avez passé la journée à marcher

Retraites : le Sénat vote la création d'un "CDI fin de carrière" qui exonère l'employeur d'une partie des cotisations pour les salariés de plus de 60 ans (le gouvernement s'y est opposé car cela représenterait 800M€ de manque à gagner pour la Sécurité Sociale)

Manifestations : la SNCF et la RATP anticipent un "trafic très perturbé" pour mercredi également, Stanislas Guérini (Min. Fonction Publique) déclare que "la vraie bataille, c’est la durée : l’enjeu n’est pas que la démonstration de force du 7, mais le 8, le 9, le 10" 

Guerre en Ukraine : Kiev annonce un renforcement de la défense autour de Bakhmut encerclée par les Russes (NDLR : c'est le 4e siège le plus long depuis 1945), le Pentagone prévient que la perte de la ville serait plus "symbolique que stratégique"

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A l’arrêt

Finies les vacances, le mouvement social va donc se durcir dès demain à l’appel des syndicats. Au programme : quasiment pas de métro, 1 TGV/TER sur 5, 1/4 du trafic aérien annulé, 60% des enseignants absents dans le primaire, barrages filtrants sur les routes, baisse de la production électrique (= l’équivalent de 5 réacteurs en moins) et blocage des raffineries. Résultat : Clément Beaune (Min. Transports) reconnaît que ce mardi sera "l’une des journées les plus difficiles qu’on ait connues". A l'arrêt donc. 

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A l’arrêt ?

Si demain, l'économie française risque bien la mise "à l’arrêt", elle ne sera pas pour autant "à genoux". Même si le mouvement se prolonge. Dans une note de 2019, l’Insee a estimé à 70M€ le "coût" moyen d’une journée nationale de grève (= 30x moins qu'un jour férié). Pour Denis Ferrand (Rexecode) l’impact est en réalité encore plus faible puisque "la majeure partie" des pertes sont en fait compensées "dans les jours qui suivent". La preuve avec les grèves "massives et répétées" de 1995 et 2019 qui n’ont fait baisser le PIB que de 0,1-0,2 point.

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En mars, on va au théâtre

On est toujours aussi fan et jamais déçu par l’œuvre de Mélody Mourey. Après les Crapauds fous et la Course des géants, Big Mother est un thriller théâtral époustouflant, haletant et drôle à la fois, ancré dans notre époque. Foisonnant et limpide. Du théâtre pour tous avec une exigence folle. Une réussite totale.

Le pitch du metteur en scène Jean-François Sivadier en présentation de saison de l’Odéon nous avait littéralement happés : on ira voir son Othello, pièce la plus théâtrale de Shakespeare. Citant le dramaturge anglais Edward Bond : "dans notre identité, la question n’est pas tant de savoir qui l’on est mais où l’on est. Quel concours de circonstances nous a mis là et comment nous tenons notre place". Toute l’équation du duel entre Othello et Iago peut se lire ainsi et nous plonger dans les abîmes de l’âme humaine.

On ne passe pas à côté du phénomène Oublie-moi, pièce de théâtre sur le thème de la maladie d’Alzheimer qualifiée de "miracle théâtral" par tous ceux qui l’ont vue. Marie-Julie Baup et Thierry Lopez ont adapté, mis en scène et interprètent la pièce anglaise de Matthew Seager In other words. Une histoire d’amour bouleversée par la maladie dans une mise en scène lumineuse et pop

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Albert School : business & data

Fac, prépa ou école de commerce, votre enfant ne sait toujours pas quoi choisir sur Parcoursup ? Pour la rentrée, conseillez-lui le meilleur : Albert School, la nouvelle business school basée sur la data dont Bernard Arnault et Xavier Niel sont actionnaires. Son ambition : former une nouvelle génération de leaders capables de s'adapter au monde du travail de demain. Et ça passe par une pédagogie innovante avec une formation d'excellence (cours intensifs de maths et de programmation + sciences humaines)

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Faites les malins (dans les cortèges)

Vieille comme le monde la grève ? Presque : la première mention écrite d'une grève remonte à 1 166 av. JC et concerne des ouvriers égyptiens qui "se sont assis" pour réclamer au pharaon Ramsès III "plus de provisions". Plus amusant, la première trace d'une grève de sexe est quasiment aussi ancienne. En 411 av. JC, le dramaturge Aristophane crée Lysistrata, une comédie où les femmes, lassées des luttes fratricides entre Athènes et Sparte, réfléchissent ensemble au meilleur moyen de mettre fin aux combats. 

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