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Si vous avez passé la journée à corriger

Loi immigration : après la censure du Conseil Constitutionnel, Gérald Darmanin se félicite de la validation de "l’intégralité du texte du gouvernement", LR réclame un "projet de loi immigration 2" pour y inclure les mesures rejetées, le RN demande un référendum

Agriculteurs : Gabriel Attal fera vendredi "des propositions concrètes de mesures de simplification" avec des annonces attendues sur "la question du GNR (gazole non routier), de l'élevage et de la rémunération"

Terrorisme : la France sort de l'état d'"urgence attentat" (plus haut niveau de vigilance possible) déclenché après l'attentat d'Arras en octobre dernier 

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Bim (comme attendu)

Le Conseil constitutionnel censure donc largement la loi immigration en retoquant 35 des 86 articles du texte. Dans le détail, 32 articles ont été considérés comme des "cavaliers législatifs" (= sans rapport avec le texte) dont tout ce qu’avait obtenu LR lors de la Commission Mixte Paritaire : durcissement de l’accès aux prestations sociales, restrictions du regroupement familial, fin de l'automaticité du droit du sol pour les étrangers ou la "caution retour" pour les étudiants étrangers.

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Vendredi noir

Avant les annonces de Gabriel Attal prévues demain (vendredi), ce sera pression maximale côté agriculteurs : les syndicats préviennent qu’ils attendent des réponses "au niveau" et, surtout, que "rien n’est négociable" dans les mesures d’urgence présentées hier. Et pour être certains d’être bien entendus à Matignon, les agriculteurs d’Ile-de-France annoncent passer à la "grosse action" : un "blocus de Paris" dès 14h demain avec blocage des accès autoroutiers à la capitale.

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Etat d’absence

S’il est bien difficile de ne pas sympathiser avec l’expression du malheur agricole, il nous semble également impossible de ne pas être frappé par l’absence inédite de l’Etat qui lui répond (ou plutôt ne lui répond pas).

Pas de parole. Comme nous vous le disions mardi, les ministres ont tous reçu des consignes de discrétion (= on ne s’exprime pas dans les médias). La déclaration de politique générale du PM n’aura lieu que mardi prochain, et depuis le début de la crise avec les agriculteurs il ne s’est pas exprimé. Un gouvernement peut-il se passer de fixer un cap ? Dans la tempête ?

Pas de responsable. La moitié du gouvernement reste à nommer. Les cabinets des ex-ministres/secrétaires d'Etat ont été dissous, c’est le vide dans 13 domaines et pas les moindres (= les moins en feu) : Mer (pêche), Logement, Transports, Ville, Biodiversité… L’Etat peut-il se permettre cette intermittence ?

Pas d’autorité. Le ministre de l’Intérieur (on l’a déjà dit) a déclaré "soutenir politiquement" les agriculteurs et Beauvau a reconnu hier avoir passé des consignes de "grande modération" aux forces de l’ordre. Sans être des fans de la matraque ou du Taser, on peut néanmoins poser une question… 

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Lire au lit

"Il me prit un baiser pour elle. Je sentis bien que c’était pour moi : mais je crus qu’il ne fallait pas que je fisse semblant de m’en apercevoir ; et d’un air d’aisance, de confiance, je lui rendis son baiser, me proposant de me lever et de nous séparer à l’instant… Ô ma chère Ursule, ce fatal baiser a été de l’huile jetée sur un brasier dévorant ; la flamme a jailli, elle m’a enveloppée, consumée !… Ton frère n’a plus été un homme ; il est devenu comme une bête féroce…"

Nicolas-Edme Restif de la Bretonne - La paysanne pervertie (1784)

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